Publications
La liste des publications contenues dans cette section n'est pas exhaustive; il s’agit d’une sélection de publications disponibles en format numérique. Les résultats peuvent être raffinés par le moteur de recherche.
Collectif d'auteurs,
2012
Nunavik and Nunatsiavut: an Inuit homeland peninsula,
Allard, M., M. Lemay, M. Barrett, M. Bertol, F. Brassard, S. Cosette, G. Duhaime, N. Girard, F. Poisson, T. Sheldon and A. Simpson. In Allard, M. and M. Lemay, Nunavik and Nunatsiavut. From science to policy. An Integrated Regional Impact Study (IRIS) of climate change and modernization. ArcticNet Inc., Québec City, Canada, pp 31-55.
Résumé
This chapter provides a geographic overview of the territory of this Integrated Regional Impact Study. Nunavik, in Québec, and Nunatsiavut, in Newfoundland and Labrador, are two Subarctic territories where Inuit make up the majority of the population. Both of them have Inuit-led regional governance regimes that resulted from major historic agreements. The James Bay and Northern Québec Agreement (1975) is the treaty that created Nunavik and its governing institutions, and the Labrador Inuit Land Claim Agreement (2005) is at the origin of the Nunatsiavut Government. The study region consists of the northern part of the “Québec-Labrador” peninsula which was divided by a court decision made in London, England in 1927, creating a border set along the height of lands of the Labrador watershed. All of the Inuit communities (14 in Nunavik, 5 in Nunatsiavut) are located along the coastline, many of them at the mouths of important rivers or in fjords. Currently, the population of Nunavik is increasing rapidly whereas the population of Nunatsiavut is more or less stable, although it has shown a recent increase in birth rate. The populations of both regions face economic difficulties as they are at a disadvantage in terms of rate of unemployment and level of income in comparison with the rest of Canada, including the other Inuit regions. Similarly, health conditions and food security are below the standards of most of Canada. The Québec-Labrador peninsula is acknowledged for its high mineral potential, which generates a dual adaptation challenge in the face of rapid climate and environmental changes and pressure for industrial development. Having taken responsibility for their homeland, Inuit of both territories have already produced land management plans which propose to exclude from development, areas necessary for living and ecosystems in need of protection, while still leaving the door open for economic development.
Duhaime, G. et R. Édouard,
2012
Low Income Measures And Rates In Inuit Nunangat,
Research Note, Canada Research Chair On Comparative Aboriginal Condition, Université Laval. Québec, 21p.
Résumé
This research note measures the scope of poverty among the Inuit in the four regions of the Canadian Arctic where they live. A low income measure (LIM) that takes household composition and consumer prices into account was developed for each region using data from the master file of the 2006 Census of Canada and surveys by Aboriginal Affairs and Northern Development Canada on the Revised Northern Food Basket. For the Inuit Nunanga as a whole, the LIM is $22,216 and the low income rate (LIR) 44%. However, the values vary from one region to the other: in Nunavik, for example, the LIM is $22,943 and the LIR 37.5%. These rates are roughly three times higher than those observed in Canada and Quebec.
Duhaime, G. et R. Édouard,
2012
Mesures et taux de faible revenu dans l'Inuit Nunangat,
Note de recherche, Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université Laval, Québec, 20 p.
Résumé
Cette note de recherche mesure l’ampleur de la pauvreté chez les Inuit des quatre régions de l’Arctique canadien où ils résident. À partir des données du fichier maître du Recensement du Canada de 2006 et des enquêtes du ministère des Affaires indiennes et du Nord Canada sur le Panier de provisions nordiques révisé, une mesure de faible revenu (MFR) propre à chaque région est mise au point en tenant compte de la composition des ménages et des prix à la consommation. Pour l’ensemble des régions, la MFR s’établit à 22 216$ et le taux de faible revenu (TFR) est de 44%. Il existe des variations régionales : ainsi au Nunavik, la MFR s’établit à 22 943$ et le TFR est de 37,5%. Ces taux sont environ trois fois supérieurs aux taux observés au Canada et au Québec.
Duhaime, G. et J. Grenier,
2012
Coût de la vie dans la région de Schefferville,
Chaire de recherche du Canada sur la condition autochtone comparée, Université Laval, Québec, Canada, 64 p. + annexes
Résumé
L’étude Coût de la vie dans la région de Schefferville a été entreprise à la demande conjointe de la Ville de Schefferville, du Conseil de la Nation Innu Matimekush-Lac John, du Conseil de la Nation Naskapi de Kawawachikamach et du ministère des Transports du Québec. Elle compare les prix à la consommation dans la région de Schefferville avec ceux des villes de Sept-Îles et de Québec, évalue la part attribuable au transport, identifie les mesures utilisées pour réduire le coût de la vie et formule des recommandations. L’étude montre que les trois localités de la région de Schefferville se distinguent nettement les unes des autres et que les ménages présentent des caractéristiques contrastées, selon qu’ils sont nés ou non sur la terre qu’ils habitent.Les prix à la consommation à Schefferville sont plus élevés que dans la région de Sept-Îles. Ils sont 64 % plus élevés pour les produits alimentaires, 84 % plus élevés pour les produits de soins personnels et 106 % plus élevés pour les produits d’entretien ménager. Les coûts liés au transport expliquent au moins 30 % des écarts de prix à la consommation et cette proportion pourrait atteindre 50 %. Les écarts de prix représentent, pour les ménages dont les revenus sont les moins élevés, la différence entre un budget équilibré et un budget déficitaire. Les ménages dont les revenus sont les moins élevés sont des ménages autochtones. L’étude montre également que des mesures cohérentes de réduction du coût de la vie favorisent les employés recrutés à l’extérieur de la région, mais ne touchent pratiquement pas les ménages autochtones. Les mesures visant la population résidante forment un ensemble morcelé et inefficace. L’étude recommande la création d’une enveloppe budgétaire substantielle destinée à contrer les écarts de prix à la consommation; la création d’un comité paritaire et permanent, responsable des mesures de réduction du coût de la vie qui soient communes à la région; la création d’un crédit d’impôt substantiel, régressif et remboursable pour aider les ménages; la majoration des barèmes des programmes sociaux.
Durand, C., M. Deslauriers et G. Duhaime,
2012
Quelle statistiques pour analyser les inégalités?,
SociologieS [En ligne], Débats, Penser les inégalités, mis en ligne le 09 mai 2012 à http://sociologies.revues.org/3914
Résumé
La question de la collecte de données permettant de constituer des catégories dites
« ethniques » fait l’objet de débats relatifs à la constitution même des catégories et à
l’utilisation des données. Au-delà de ces questions, l’impact du type d’analyse statistique
utilisée est également à considérer. Cette note de recherche illustre, en utilisant le cas des
Premières Nations du Québec, comment la constitution de comparables et le recours à des
analyses plus sophistiquées que la simple moyenne permettent de tirer des conclusions différentes susceptibles d’orienter les politiques publiques. Elle montre que ce sont d’abord des facteurs collectifs liés au lieu de résidence qui expliquent l’accès à la scolarité et que c’est cet accès qui est déterminant dans l’accès à l’emploi.
Deslauriers, Mélanie,
2011
La situation socio-économique des résidants des collectivités des Premières Nations et des collectivités environnantes du Québec: impacts des facteurs de contexte et des facteurs individuels.,
Département de sociologie, Faculté des Arts et des Sciences, Université de Montréal, Avril 2011
Résumé
Cette recherche se penche sur l’impact des facteurs de contexte et des facteurs
individuels sur les conditions socioéconomiques des résidants des collectivités des
Premières Nations du Québec et des résidants des communautés situées à proximité.
Des régressions logistiques sur les données censitaires de 2001 ont été réalisées afin
de répondre aux questions d’étude. Quatre dimensions, inspirées de l’indice de bien-être
(IBC), ont été étudiées : l’activité, le logement, le revenu et la scolarité.
Les résultats de recherche montrent que les deux types de facteurs contribuent à
l’explication des inégalités sociales. Plus spécifiquement, les inégalités scolaires
apparaissent principalement déterminées par les facteurs de contexte bien que les facteurs
individuels, tel que l’âge et le genre, soient aussi déterminants. Ces dernières surviennent
en amont des inégalités d’emploi et de revenu et expliquent celles-ci. De plus, les inégalités
relatives au logement sont expliquées par l’emplacement spatial et le type de communauté
de résidence.
Par ailleurs, l’ethnicité des répondants ne joue pas un rôle de premier plan dans
l’explication des disparités observées, une fois les autres caractéristiques contrôlées, ce qui
ne signifie pas qu’il n’existe pas d’inégalités entre Amérindien et non-Amérindien. En fait,
des chances différenciées persistent lorsque les autres caractéristiques sont contrôlées.
Ainsi, les résultats mettent en évidence l’utilité de déplacer le point focal de la recherche
quantitative sur les conditions autochtones du principal fait d’être Amérindien ou non vers
un éventail plus large de déterminants.
Deslauriers, M., C. Durand et G. Duhaime,
2011
Que se cache-t-il derrière les portraits statistiques nationaux? Le cas des Amérindiens au Québec,
Sociologie et sociétés, vol. 43, n° 2, 2011, p. 143-174. Mis en ligne à: http://id.erudit.org/iderudit/1008242ar
Résumé
Les recherches sur les conditions socioéconomiques des Autochtones sont dominées par la mise en parallèle de leur situation avec celle des Allochtones. L’autochtonité ou la résidence dans une collectivité des Premières Nations y sont implicitement mises de l’avant comme principaux facteurs explicatifs. La recherche présentée vise à circonscrire l’apport réel de ces deux facteurs en rendant manifeste la contribution d’autres facteurs pertinents. En utilisant les données censitaires de 2001, en réduisant la comparaison aux communautés voisines de celles des Premières Nations et en recourant aux analyses de régression, la recherche permet de montrer l’importance de l’environnement immédiat et de l’isolement géographique pour comprendre la situation des Premières Nations. Elle montre également l’importance de l’égalité des chances, en premier lieu l’accès à l’éducation, dans l’explication de l’accès à un emploi et à un revenu supérieur. Enfin, elle souligne l’ampleur du problème de surpeuplement des logements vécu dans certaines communautés.